Centre et littoral tanzaniens

S’il est une région de Tanzanie à l’écart des sentiers battus, c’est bien le Centre. Accessible difficilement et donc peu connue des voyageurs, elle recèle pourtant bien des trésors, tel le site d’art rupestre de Kondoa, à 180 km au sud de Dodoma, capitale officielle de Tanzanie. Le mystère qui entoure les peintures – qui les a peintes ? quand ? – n’a d’égale que la beauté brute de ces chasseurs et animaux tracés au doigt.
Le littoral tanzanien quant à lui est un peu délaissé au profit de la belle Zanzibar. C’est ici pourtant qu’est née la culture swahilie, syncrétisme des croyances arabes et des coutumes africaines, avant de se diffuser vers l’intérieur des terres. Au milieu, Dar es-Salaam, dont le nom signifie « havre de paix » est la plus grande ville de Tanzanie. Son marché au poisson rappelle les premières heures de la cité, quand elle n’était encore qu’un village de pêcheurs. Il fait bon s’y balader au moment où les poissons tout juste pêchés sont savamment disposés pour attirer le chaland. Une foule bigarrée se presse alors autour de la pêche du jour : ménagères vigilantes, restaurateurs exigeants et curieux enjoués.
Au sud de Dar, la côté est ponctuée de quelques très belles plages et sites de plongée tandis qu’au nord le parc national Sadaani réconcilie savane et plage. D’est en ouest, l’océan et ses récifs coralliens deviennent un écosystème caractérisé par la mangrovehippopotames et reptiles trouvent refuge. Girafes, buffles et autres bubales peuplent la savane.